Chambre d’hôtes (et table d’hôtes) : comment débuter l’aventure ?

Chambre et table d’hôtes : comment débuter l’aventure ?

En 2021, la France comptait plus de 21 000 hôtes, soit plus de 66 000 lits. Post-Covid, si une légère baisse s’est faite remarquée, partir en chambre d’hôtes reste une tendance dominante !  Aujourd’hui, 35 % des loueurs bénéficient d’un label pour attester de la qualité de leurs services. Alors que le prix moyen d’une nuitée est de 86 € pour deux personnes selon «Accueillir Magazine », la chambre ou table d’hôtes représente une réelle activité économique. Prêt.e à élargir vos horizons professionnels ? Lancez-vous ! 

Pour rappel : qu’est-ce qu’une chambre d’hôtes ? 

Une chambre d’hôtes est une chambre louée chez l’habitant. Si elle permet d’accueillir vos nouveaux arrivants pour une ou plusieurs nuits, sachez toutefois que la capacité d’accueil est limitée à 5 chambres et à 15 clients en même temps.  La nuitée s’accompagne toujours de services complémentaires comme le petit-déjeuner, la fourniture de la lingerie ainsi que le ménage des chambres et des sanitaires. Le concept est simple : il s’agit de louer une partie de votre domicile à des touristes. Et c’est bien ce qui séduit !

La table d’hôtes, quant à elle, signifie que vous proposez une offre de repas. Une prestation facultative qui vient s’ajouter à l’hébergement.

Attention ! La table d’hôtes est soumise à plusieurs réglementations. Avant de vous lancer dans cette aventure entrepreneuriale, prenez connaissance de : 

  • La nécessité d’informer les clients sur vos prix à travers les menus des repas et de préciser (par exemple : si les boissons sont comprises ou non);
  • L’obligation aux règles d’hygiène alimentaire comme l’approvisionnement en eau potable ou bien l’hygiène des surfaces ;
  • Si vous proposez des boissons alcoolisées, vous devrez justifier d’une licence de restaurant ou de débit de boissons. En revanche la vente de boissons sans alcool est libre. 

Bon à savoir :il ne faut pas confondre la chambre ou table d’hôtes avec le gîte. Le gîte est un logement indépendant de votre domicile principal. Il peut se définir comme une résidence secondaire ou un studio. Dans un gîte, les personnes s’occupent seules du gîte et du repas. 

Quel prix appliquer ? 

Etablir le prix d’une offre de services est un exercice complexe. Ainsi, votre prix va dépendre de l’attractivité de votre localisation. C’est un fait : certaines régions sont plus demandées que d’autres. Réalisez une étude de marché et une moyenne des offres locatives pour établir votre propre grille tarifaire.

Bon à savoir :les prix s’entendent taxes et services compris (TTC). Leur affichage doit comporter cette mention.  Dans un souci de transparence, vous devrez informer vos clients sur les tarifs à l’extérieur et à l’intérieur de l’établissement, ainsi que dans les chambres, en précisant les services inclus ou non, notamment le petit-déjeuner.

Afin de développer sereinement votre activité, conformez-vous aux autres réglementations. Parmi elles, citons : 

  • Dès que le prix atteint 25 €, vous êtes dans l’obligation de fournir une facture détaillée indiquant le total des sommes dues. 
  • En cas de publicité mensongère sur la chambre ou encore sur les services compris dans l’offre, vous vous exposez à de lourdes sanctions. 
  • Faites remplir une fiche individuelle de police à tout client en provenance de l’étranger. 

Quelles sont les démarches administratives à entreprendre ?

En premier lieu, le choix de votre statut juridique est une étape importante ! Prêtez-y la plus grande attention car elle aura des répercussions ensuite sur la fiscalité et le régime social et de votre activité. Sur sa cessation aussi. 

Bon à savoir :pour vous aider à y voir plus clair, notre cabinet vous accompagnera dans ce choix. 

Avant de débuter réellement votre activité de chambre ou table d’hôtes, déclarez-vous auprès de la mairie de votre habitation.  En cas de manquement, vous devrez vous acquitter d’une contravention de 450 €. Si votre logement se situe au sein d’une copropriété, vérifiez auparavant votre règlement de copropriété !

Aussi, vous devrez par la même occasion souscrire à différentes assurances et vous affilier à la Sécurité Social : 

  • Soit auprès du Régime Social des Indépendants (RSI) où l’affiliation est obligatoire ; 
  • Soit, pour les agriculteurs, auprès de la Mutualité sociale agricole (MSA). 

Bon à savoir :l’affiliation au RSI est obligatoire lorsque le revenu imposable réalisé par l’activité de chambre d’hôtes (y compris pour l’activité de table d’hôtes) dépasse 5 348 €. En cas de revenu inférieur, l’affiliation n’est pas  obligatoire. Notez qu’elle sera soumise aux contributions sociales sur les revenus du patrimoine ( à 17,20 %).

Quelle fiscalité pour ma chambre d’hôtes ? 

En fonction du montant des revenus de votre activité, vous serez redevable de cotisations sociales. Les différentes modalités sont à retrouver en détails sur le site l’Urssaf.
Les revenus générés par la location de chambre d’hôtes supérieurs à 760 € par an doivent être déclarés à l’impôt sur le revenu sous l’un des régimes suivants : bénéfices industriels et commerciaux (BIC), ou microentreprises (pour les autoentrepreneurs), ou bénéfices agricoles pour un agriculteur. D’autres taxes peuvent être dues comme la cotisation économique territoriale (CET), la contribution à l’audiovisuel public ou encore la taxe de séjour sur les hébergements touristiques. Prenez le temps de vous renseigner !

 Crédit photo : Brooke Cagle.

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