Rencontre avec… Agnès Sadowska, la Banque de l’Objet.

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Rencontre avec… Agnès Sadowska, déléguée générale, la Banque de l’Objet.

Être proche de nos clients, pour le cabinet Gestion & Stratégies – Auditoria ça veut réellement dire quelque chose. C’est pourquoi, nous vous laissons régulièrement la parole.

Gestion & Stratégies : Racontez-nous la naissance de la Banque de l’Objet ?

Agnès Sadowska : La Banque de l’Objet est née en 2014 sur le modèle de la Banque Alimentaire. Notre association a pour but d’aider des personnes en situation de précarité matérielle et économique en leur redistribuant des biens non alimentaires collectés auprès de commerces et d’entreprises de la région. Ces biens sont de deux types : des invendus, donc des objets neufs, ou du mobilier et des équipements ayant déjà servi mais en suffisamment bon état pour être proposés à notre réseau d’adhérents. Notre équipe, composée de 4 personnes et de 8 bénévoles, répond à la fois à un enjeu environnemental et social. Et ça fonctionne ! 75% des dons sont distribués quasi immédiatement avec une participation aux frais limitée à 15% de leur valeur marchande . Ils bénéficient à une centaine d’associations locales.

G&S : Quel est l’effet de la crise sur votre activité ?

AS : La crise a été un réel frein ! La période de confinement a généré une baisse d’activité de -60%. Durant les mois de mars, avril et mai nous n’avons rien collecté. Malgré tout, durant cette période, nous avons répondu présents en fournissant du matériel d’urgence dont notamment des gants et des masques aux associations partenaires. Depuis juin, force est de constater que la reprise est timide. L’heure n’est pas aux projets, tant du côté des entreprises que des associations.

G&S : Quels objets collectez-vous ?

AS : La Banque de l’Objet collecte tout invendu pouvant aider la vie quotidienne des personnes en situation de précarité (vêtement, cuisine, matériel scolaire, jeux…) et tout type de mobilier en provenance de commerces et d’entreprises. Ces partenaires constituent un vivier composé d’une centaine d’enseignes environ : du supermarché de quartier et de l’hôtel qui renouvelle sa décoration et sa literie à des entreprises bien implantées en Alsace comme Lilly France avec laquelle nous avons une convention de partenariat. Dernièrement, nous y avons collecté leur vaisselle d’entreprise par exemple. En 2019, nous estimons que 4 000 personnes ont été touchées par les actions de la Banque de l’Objet.

G&S : Dans ce contexte, quel rôle joue G&S à vos côtés ?

AS : Depuis sa création, l’association est accompagnée par Melody et Marjorie, l’une sur l’aspect comptable et la seconde sur le volet social. Leur accompagnement s’est révélé d’autant plus précieux lorsqu’il s’agissait de nous renseigner sur les aides disponibles comme l’activité partielle à laquelle notre équipe a eu recours, par exemple.

G&S : Quel est votre envie pour la Banque de l’Objet en cette fin d’année 2020 ?

AS : Malgré l’intérêt que suscite la Banque de l’Objet, tant sur le plan social qu’environnemental, nous souhaiterions trouver davantage de donateurs. Pour cela nous devons nous faire connaitre auprès des entreprises et les sensibiliser à l’économie circulaire et à loi interdisant la destruction des invendus neufs. Pour atteindre  cet objectif et ainsi mieux répondre aux difficultés sociales croissantes et aux enjeux environnementaux, la Banque de l’Objet va participer à la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets qui se tient du 21 au 29 novembre.

Découvrez notre précédent portrait : Pierre Bauchard, co-fondateur de l’agence Sabir.

 

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