Rencontre avec… Patrick Schneider, Artefact PRL

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Etre proche de nos clients, pour Gestion & Stratégies – Auditoria ça veut réellement dire quelque chose. C’est pourquoi, nous vous laissons régulièrement la parole.

G&S : Si vous deviez définir le projet Artefact, comment le feriez-vous ?

Patrick Schneider : Artefact est un large projet qui réunit deux associations : Artefact PRL pour la gestion, la programmation et le développement de la Laiterie et Quatre 4.0 pour l’organisation du festival des Artefacts et des Nuits Electroniques de l’Ososphère. Pour Nathalie Fritz, Christian Wallior, Thierry Danet et moi, le lien qui s’est créé l’a été naturellement autour d’une passion commune pour la musique. Alors que nous fêterons nos 25 ans de collaboration, ce lien s’est consolidé autour d’un projet que j’aime définir comme artisanal, familial, ouvert mais aussi exigeant car il génère du travail pour 17 équivalents temps plein et de nombreux intermittents. Chaque soir, nous nous devons d’être attentifs à la qualité proposée sur scène. Ce qui ne signifie pas que nous limitons notre programmation à des artistes connus. La force d’un lieu comme La Laiterie, de sa grande salle à son club, est d’oser miser sur des niches musicales, des auteurs-compositeurs qui débutent, des mélanges de cultures. C’est cette attention portée à toutes les musiques qui fait la réputation du lieu et contribue à celle de Strasbourg depuis maintenant trois générations de spectateurs.

G&S : Quelles sont selon vous les qualités d’un directeur de projet ?

Patrick Schneider : Elles sont multiples et intimement liées à l’humain. Pour bien faire mon métier, il faut être à l’écoute, savoir être réactif, proposer les bonnes solutions et maîtriser son projet, tout en acceptant devoir rendre des comptes. Nous travaillons en mode projet, c’est-à-dire en association avec les artistes et leurs agents. Chaque soir, c’est un pari que nous faisons avec eux : celui de la réussite, artistique mais aussi financière. Si j’en maîtrise le cadre, de la promotion, à l’accueil jusqu’à l’après-concert, la gestion des ressentis est essentielle. C’est pourquoi j’assiste à tous les concerts que je programme. En premier lieu parce que je me dois d’être auprès de l’équipe mais aussi parce j’ai la responsabilité que tout se passe bien, avant, pendant et après la sortie de scène. Un spectacle doit demeurer un moment magique et hors du temps.

G&S : Lorsqu’on est amené comme vous à porter une ligne artistique, quelles sont les valeurs qui guident sa conception ?

Patrick Schneider : Tout d’abord, bien qu’en conventionnement avec la Ville de Strasbourg, il faut rappeler que nous sommes une association autonome. Nous tenons à rester un électron libre. Cet état d’esprit nous permet d’assumer nos choix de programmation. Notre modèle est atypique. En cela, il se rapproche d’une entreprise privée. Cependant, nous sommes conscients d’être aussi un acteur de la vie locale et de quartier. Artefact a une âme. Elle s’exprime dans les axes que nous développons comme celui d’affirmer La Laiterie comme un espace ouvert et démocratique ou de proposer régulièrement des billets de concert gratuits.

G&S : Dans votre activité, comment intervient Gestion & Stratégies – Auditoria à vos côtés ?

Patrick Schneider : Nous travaillons depuis longtemps avec le cabinet Gestion & Stratégies – Auditoria. Nous apprécions sa bonne connaissance du secteur culturel comme associatif et ses compétences appliquées au champ que l’on occupe qui est très spécifique. Tous les experts-comptables n’ont pas à gérer une taxe parafiscale. C’est d’autant plus précieux que nous avons un autre point commun : celui d’être très attachés à la ville de Strasbourg.

Quel est l’axe de développement que vous portez pour 2019 et les années à venir ?

Patrick Schneider : Je souhaite que nous restions ancrés dans notre dualité, à savoir satisfaire le public mais aussi lui proposer un contre-pied. Il faut pousser à la curiosité, forcer le regard à se déporter, proposer des concerts authentiques. Il nous faut aussi rester réactifs. C’est comme cela que nous avons eu la chance de recevoir des groupes comme Muse, Rammstein ou Christine & The Queens qui ont fait leurs armes sur la scène de La Laiterie et qui se produisent aujourd’hui dans des stades ou des Zénith … mais parler d’avenir, c’est aussi dire qu’aujourd’hui en France et de l’autre côté du Rhin, les salles équivalentes à La Laiterie ont des jauges de 1500 places. C’est un fait, notre lieu vieilli. Il est non seulement ancien mais il est de plus en plus limité dans ses possibilités. Le 25 octobre, nous fêterons nos 25 ans dans un lieu dont il faut désormais envisager l’avenir rapidement.

En savoir plus : https://www.artefact.org/

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